Igor Karenin

Film photographie in Brussels

Catégorie: photographie

expired Rodinal

Yes, Rodinal too has an expiration date. It is written on the packaging. That was easy – the rest is easy too. (« jusqu’ici tout va bien » – google this sentence)

When you open the bottle of Rodinal even long time before the expiration date, it will not stay good until the expiration date. Some time after opening the bootle, you’ll find crystals in the bottom of the bottle. After the first crystal appear, use this developer within some 2 months. After that it diminishes.

Alternatively, but the One-shot bottles. Tiny, practical…

Alternatively, if you don’t want your developer to expire, use PMK developer (buy it here : http://labo-argentique.com/pmk-liquide-250-ml-a-500-ml-b.html – explanations are in French, I would be happy to assist in translation, Aurelien Le Duc is doing a great job !). HC-110 also doesn’t expire before the end of WW IV.

Alternatively, and since Rodinal, PMK and HC-110 are absolutely poison, there are some other developers that are good and less dangerous, but I’m not really into fish anyway so I use Rodinal, PMK and HC-110 – żart).

Back to rodinal : no surprise with Tri-X 400 (quick enlargement – nothing final – the negative is great though) :

isabelle_26A

спасибо

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Purple fringing, chromatic aberration and digital photography

A play script where the actors are:

– A beautiful Leica summicron IV 50mm f2 lens

– A Leica M3 and a diapositive film, Velvia 50

– A not less beautiful Sony NEX7

Now here’s what happened. I took a first picture with that lens on the Leica M3 and the velvia 50 film. The picture as such is not very interesting, but one thing is interesting: the photo shows some grain, maybe is a bit out of focus but other than that, no problem at all. But then, I took a picture with the same lens mounted on a Sony Nex7. Oh surprise ! I had chromatic aberration, also called purple fringing.

Anything wrong with the lens ?

No, other than that this lens mounted on a very recent 36 megapixels-body.

So why the purple fringing on the digital picture and not on the film ?

Colors are wavelengths and lenses are designed in such a manner that several wavelengths focus in the same manner. The point is that a digital sensor registers more wavelengths than film, slightly beyond what the human eye sees – we humans see everything between infrared and ultraviolet, i.e. everything from red to violet. So does film. So a lens designed in the years when only film existed was not designed to focus on anything beyond ultraviolet and infrared. But put that lens on a digital camera that registers beyond ultraviolet and you’ll see that the lens is simple not designed to focus wavelengths that film doesn’t register. That is chromatic (« χρῶμα » is greek for « color ») aberration (« abberatio » is latin for « distance » or « diversion » – dunno why in english the double « b » was replaced with a double « r »).

The phenomenon is very well explained here : http://en.wikipedia.org/wiki/Purple_fringing.

This also explains why most (all?) camera brands have reviewed their lens range to fit digital photography. At least Leica did this. Digital photo software contains plugins in order to remove purple fringing.

It therefore also is not necessary to criticize a Leica M9 body that has purple fringing since this simple is how a sensor works…

(http://gallica.bnf.fr/VisuSNE?id=oai_portail.izibook.com_1440-9782212418859&r=&lang=FR)

Here are the 2 details of the photos I talked about, the first one with a Velvia 50 and the second one with a Sony Nex7.

спасибо

velvia

purpleFringing

APX100 in Amaloco AM74

And now….

AGFA APX100 is a nice discontinued film and can be developed in Amaloco AM74 dilution 1+7 (i.e. 125 ml AM74 for 1 liter of workable product) and must be developed at least 5 minutes. 5 minutes is the time indicated by the massive dev chart. It think a 6 minutes would be better (depending of course on bla bla bla, but still….). My negatives are a bit too clear thus underdeveloped. 

More on HC 110

So, for those who read French, I had written a post on the development of the beautiful ADOX CHS 50 film in HC-110 development in jobo processor.

Now something a lot more standard, non the less important : a Tri-x 400 film should be developed in HC-110 solution B for about 7 minutes. I tend to expose on the shadows and shorten the development time ; or I do portraits on  white wall and develop a bit longer. It all depends, but count on a 6.5 to 7.5 minutes development of tri-x in HC-110 B solution.

CHS 50 et HC-110

HC-110, ce révélateur visqueux fabriqué par Kodak. Dans les instructions de préparation de HC-110, on trouve les dilutions A à F. La dilution B est 1/31, donc on 16 ml de concentré + 484 ml d’eau donnent 500 ml de révélateur prêt à l’emploi. La solution H n’est pas indiquée par Kodak. Elle consiste à diviser par deux la quantité de solution concentré à diluer dans l’eau et de multiplier par deux le temps de développement. Pourquoi ? Parce que les temps de développement du HC-110 sont particulièrement courts et il faut encore raccourcir ce temps de développement quand on développe dans un cuve rotative type Jobo. Donc la solution H est 8 ml de concentré + 492 ml d’eau pour préparer 500 ml de révélateur prêt à l’emploi.

Et CHS 50 est une pellicule fabriquée depuis les années 1950 par Adox. La massive dev charte nous apprend que la CHS 50 exposé à 50 asa doit être développée 7 minutes dans la solution B de HC-110. Et comme je veux développer dans ma machine Jobo, le temps de développement serait de 4 minutes à 4 minutes et 30 secondes. C’est court. Aaaah, ce qu’elle est pratique, la dilution H !

Je développe une première pellicule pendant 9 minutes et 30 secondes. Négatif trop sombre (même si j’ai fait des photos en pleine soleil), donc j’ai développé trop longtemps. En plus, les bords du négatif étaient noirs. Pourtant, la documentation ADOX CHS 50 est bien faite. Il y est même indiqué qu’il faut prémouiller la pellicule.

Je développe une seconde pellicule. Prémouillage pendant 1 minute (ce que j’avais omis pour la première pellicule). Et puis 8 minutes de développement (à la vitesse lente bien sûr). Bain d’arrêt. Fixage très court : 40 secondes et c’est largement suffisant.

Le résultat est juste parfait. En tirant les négatifs, pas besoin d’augmenter ou de diminuer le contraste.

Il faudra peut être que je scanne une photo pour montrer le résultat.

Tons chauds, sélénium et ferricyanure

La photographie argentique n’est pas morte. Loin de là. De nouveaux papiers arrivent, de beaux papiers existent toujours ; l’offre de pellicules reste variée. Quant aux chimies : elles ne cessent d’exister et avec la nouvelle vague écologisante, on trouve non seulement des révélateurs à base de vitamine C, mais même à base de café. On a donc de quoi s’amuser, voire de donner libre course à ses envies d’interpretation de la prise de vue.

Je tire depuis quelques mois sur du papier Adox. Et depuis peu, j’ai tenté de tirer sur du papier à grade fixe et non variable. L’idée m’était venu après avoir acheté un paquet de papier AGFA Brovira sur ebay. Les photos sont ma-gni-fiques (je ne parle que du tirage, je suis un piètre photographe – et tireur d’ailleurs. Un véritable hobbyiste).

Puis, une amie voulant bien, au retour de son voyage à New York, me ramener quelques paquets de papier Oriental, je découvre le magnifique papier ton chaud d’Oriental. Voilà le blanc cassé encore plus beau qui celui d’AGFA (qui continue à faire références bien sûr).

Qui dit grade fixe, dit varier les effets du tirage avec les révélateurs papier. Les différents révélateurs de Téténal permettent d’atteindre des différences très importantes dans le résultat final. Le tirage à deux bains, comme l’Amidol  de chez Moersch, est parfois nécessaire pour extraire toutes les nuances du négatif.

Qui dit grade fixe dit qu’il faut parfois foncer les noirs avec un virage sélénium ou éclaircir les hautes lumières avec un peu de ferricyanure.

Voici un tirage réalisé le weekend dernier. Un dimanche pluvieux du mois de novembre.
Le négatif était bon. La photo a été prise à Delft aux Pays-Bas, un dimanche pluvieux, huit jours avant. La pellicule est du Ilford Delta 400, développé dans du LC-29, 1+19 pendant 7 minutes et 30 secondes à 20°C, suivant la documentation Ilford. Le tout dans une cuve Paterson. J’agite de manière continue pendant 30 secondes puis 5 secondes toutes les 30 secondes. En cinq secondes, je retourne la cuve à 180° deux fois. Donc pas trop vite, ni trop lentement.

Voici le premier tirage:

Il a été tiré sur du papier ton chaud Oriental baryté. C’est un papier à contrast variable et j’ai tiré à M40 (Grade 3), l’objectif de 80mm étant ouvert à f8, durée de l’exposition: 8 secondes. Révélé dans un révélateur ton chaud d’Ilford. J’aime bien. Mais c’est un peu terne. Et un des inconvénients des papiers Oriental est que les noirs ne sont pas assez profonds (comparé au papier Adox, j’adooooooore les papiers Adox nuance).

Comme le ferricyanure permet d’obtenir un contraste particulier par la dissolution de sels d’argent. J’ai voulu essayer. Voici le tirage:

Au lieux d’exposer pendant 8 secondes sous l’agrandisseur, j’ai exposé 12 secondes et puis je mets dans un bain d’hyposulfite de sodium 200gr dans un litre d’eau. Pour le bain de ferricyanure de potassium, je ne mets qu’une petite cuillère rase par livre (et non un cuillière à soupe). Donc, après 30 secondes dans le bain d’hyposulfite de sodium, je mets la photo sur une plaque  et applique le ferricyanure localement, à l’aide d’un bout de coton. Ca permet d’éclaircir là où on veut (et d’ailleurs, j’ai cramé les hautes lumières sur la voiture et sur la maison derrière).

On peut virer la photo ainsi traitée au ferricyanure. Donc d’abord on traite au ferricyanure et ensuite on vire. Ca donne ceci (tiré trop foncé à l’origine). Voici le résultat:


Enfin, on peut inverser les traitements : on vire d’abord la photo au sélénium et on le traite ensuite au ferricyanure, ça permet de varier les tons en plus des contrasts. Voici :

Quant aux chimies usées, on les donne à boire aux chats de sa belle-soeur.